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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 12:29
La culture de la dépendance

Cet article est destiné à faire le point sur ce que j'appelle les nouvelles drogues, et je ne parle pas des drogues que l'on fume, que l'on sniff, ou que l'on s'injecte. Non, je parle des drogues qui font parties du quotidien de nombreux européens et qui nous rendent dépendant, et donc, tracable, prévisible, bête. Ces drogues, ce sont la télévision, la radio, la consommation futile, le travail, la compétition, la culture publicitaire, et même, l'éducation actuelle. Lorsque nous naissons en ce monde, ce qui nous entoure, la manière dont fonctionne notre société, nous incite à accepter toutes ces formes d'humiliations.

Même Internet est une drogue qui peut s'avérer dangereuse. C'est pour cette raison que je publie et affiche les articles de ce blog dans la vie réelle, de manière à ce que ma présence ici, sur la toile, aie une utilité concrète. En effet, je me suis toujours dis qu'Internet était utile, certes, mais poussait les citoyens à s'exprimer plutôt virtuellement, dans leurs soucis, que dans la vie, et ainsi, à moins agir en réalité pour changer l'état des choses et de leurs problèmes, mais aussi, Internet permet de les connaître parfaitement, dans leurs phobies, leurs passions et leurs peurs. Pour les plus puissants, internet est un outil de contrôle formidable.

Mais mon propos n'est pas là. Il se trouve dans ce que constitue vraiment un esclavage ferme et à la fois souple, l'esclavage de l'apprentissage inutile et de la consommation. On comprend moins le problème de l'addiction à l'écran et à la culture actuelle en nous analysant sur le moment, qu'en sachant ce qu'est réellement l'homme. De manière à être plus clair, revenons à la base de toute chose, la naissance. Lorsque qu'un être naît, j'ai tendance à supposer qu'il n'est pas mauvais ni bon, cependant, lorsqu'il évolue au contact d'une société, jeune, l'enfant constate ce qui l'entoure et l'imite, de manière à s'intégrer. Si notre société est pervertie à la base, dans ses valeurs, et que les parents aussi, il y'a beaucoup de chance pour que l'être évoluant ainsi se conforme au modèle qu'on lui propose, car étant celui du plus grand nombre, celui qu'il voit dans la rue, de part des discussions et les affiches publicitaires, dans la maison, de part la culture télévisée, dans l'école, de part le système de notation et de compétition, et enfin, dans le travail, de part la notion d'argent.

Toutes ces notions, grâce aux drogues citées et recitées, rendent l'enfant, l'adolescent, l'adulte, dépendant d'un système qui ne possède aucune morale. Toute l'évolution de chaque être humain est cadrée, là où nous vivons, de manière implicite, par le mode de vie préexistant l'individu, le mode de vie que de fins manipulateurs nous proposent, et que beaucoup avalent.

Il s'agit ici de l'idée même du "serpent qui se mord la queue", car en refusant d'accepter que nous avons chacun un potentiel différent, une manière d'être différente, et que nous pouvons tous être bons, en réalisant nos rêves, nous laissons la société nous formater. C'est l'envie qui provoque cela, l'envie d'être accepter, alors que d'après moi, il faut parfois refuser la compagnie pour évoluer comme on le désire et non pas comme les autres le veulent, et quand je dis les autres, je parle de ceux qui préfèrent la routine reposante d'un travail simple, d'une femme banale et d'un journal remplit de morts à chaque page. Mais il s'agit du "serpent qui se mort la queue", ce n'est pas seulement pour ces raisons, c'est aussi parce qu'en agissant de la sorte, chaque être humain ayant accepté de vivre de cette manière légitime le fait que l'humanité ne désire rien d'autre que son propre bien être, au détriment de celui d'autrui. L'indifférence devient la norme, et même plus, ceux qui luttent contre l'esclavage du capital sont nommés terroristes, ceux qui vivent en marge le font bien souvent dans la douleur, ceux qui essaient de ne pas vendre le talent qu'ils possèdent à la machine en subissent les frais, autant de part l'avis critique des gens que de part une certaine forme d'exclusion, car nous vivons dans un système où payer devient la règle, et si c'est la règle, c'est bel et bien pour que nous soyons obligés de travailler.

Dans les faits, nous n'avons pas besoin d'argent, et nous le savons. Ce n'est pas l'argent qui fait nos compétences, ni même l'éducation, c'est notre potentiel. La naissance en la terre ne me semble pas exempte de buts, et je trouve qu'il est déshonorant pour la race humaine de croire que nous devons vivre pour piller et s'amuser, plutôt que pour construire, entretenir et nous comprendre. Mais c'est l'exemple. Naissant dans un univers où la règle est de n'avoir respect ni pour la corps de la femme, ni pour la volonté de l'homme, ni pour les morts, et encore moins pour ce que représente la morale, naissant dans une société où la vie tourne autour de la télévision, du travail, des tablettes éléctroniques, et de la publicité, les plus jeunes âmes n'ont que peu de chance de s'épanouir autrement que par la consommation.

Bien sur, je ne parlerais pas du fait que beaucoup sont incapables d'assumer qu'ils sont tout simplement incapable de construire sans le système, et qu'ils ont peur, peur d'avoir froid, peur de ne plus avoir d'amis, peur d'être rejetés. Dans le fond, la flemme ne me semble être qu'une excuse, lorsqu'elle est permanante, une excuse motivée par le travail qu'accomplissent docilement les serviteurs de l'empire. Comprenez-bien, dans votre vie, vous passez certainement plus de 6 heures devant un écran, pour la plupart, vous voyez environ une dizaine, voir une centaine de publicités par jour, vos discussions se résument toujours à votre travail, votre avis, où comme souvent, la série télévisée de hier soir, et les plaisirs les plus courants sont le sexe, l'alcool et la drogue. Est-ce une vie ? Avez-vous choisi ? Moi, je refuse cette manière de voir les choses. Je pense que je suis capable de plus, de réaliser mes rêves sans l'aide mercantile, et j'en tente le coup.

Le fait est que la culture, que ce que voit l'enfant, et même parfois l'adulte, formate sa manière d'appréhender les choses. La culture marketing dans laquelle nous vivons est connue pour son absence de respect des valeurs, ainsi, il n'est pas étonnant que la jeunesse en manque, et que les adultes aient une volonté très limitée, car ils ont été elevés de cette manière, comme on élève du bétail. Lorsque l'on sait que nos actions conduisent le monde à être ce qu'il est, à savoir, destructeur, nous ne pouvons pas continuer d'agir d'une manière aussi enfantine, il s'agit là du respect, à plus large échelle.

Pour finir, c'est un constat personnel, mais je ne pensais pas avoir une telle raison lorsque je parlais du monde machinal, tout est cadré, tout possède une heure, pour la majorité des gens que je vois, il semblerait qu'ils ne vivent pas, tellement l'organisation que présente leur soumission est épatante. C'est cependant très logique, car lorsque nous savons que la majorité des citoyens sont pareils dans ce qu'ils font - et certains le semblent tout autant dans ce qu'ils sont - il apparaît clair que l'addiction au travail, à l'écran, à l'argent, en fait de parfaits figurants. Continuons la lutte contre cette culture de l'argent, qui veut que les seuls avis, les seules affiches, soit de la publicité et non votre poésie, votre avis où votre art, qui veut que les grands auteurs doivent se prostituer pour pouvoir vivre de l'écriture alors qu'ils pourraient vivre humblement, que les idées les plus magnifiques servent, au final, la promotion de l'argent.

 

[ Liens annexes :

1. http://www.econovateur.com/rubriques/communiquer/point010701.shtml -- 2. http://www.telerama.fr/techno/dependance-aux-ecrans-qui-va-payer-l-addiction,31352.php -- 3. http://www.songtexte.com/songtext/francois-hadji-lazaro/le-chomage-a-des-vertus-4bca4b5a.html -- 4. http://www.creationmonetaire.info/2011/11/lesclavage-monetaire.html ]

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Published by Arnaud Némoz - dans Politique Philosophie
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fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 15/04/2012 23:11

blog(fermaton.over-blog.com),No-25. - THÉORÈME YENAN. - LE MONDE DOIT CHANGER ? C'EST MATHÉMATIQUES !

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