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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 10:42
Le déficit des consciences

La conscience est le savoir de ce qui nous arrive, d'où nous allons. La conscience est aussi cette petite barrière fragile qui existe en nos esprits et permet de distinguer le bien du mal : voilà pourquoi certains donnent aux mendiants, veulent finir leurs assiettes par respect pour celui qui n'en a aucune. La consience, c'est ce qui nous permet de devenir quelqu'un : avoir conscience d'être regardé, avoir conscience que les dix prochaines minutes seront faites de paix, avoir conscience que nous possédons des capacités qui sont utiles aux autres, voir qui sont à présérver pour soi-même. La conscience, c'est avant-tout ce qui nous anime. On dit avoir mauvaise conscience : c'est le cas lorsqu'un acte effectué est regrettable ou impardonable, on a alors mauvaise conscience.

En ces temps où tout le monde se tue, la conscience est une arme. Avoir conscience, par exemple, que l'ennemi possède moins de troupes permet d'atténuer la pression et de penser à une victoire facile. En oubliant certains détails : par exemple, l'ennemi est mieux armé, on sombre dans l'inconscient : par exemple, nous donnerons un assault faible car notre conscience n'a pas été à même d'être pleine, et donc de scruter les moindres détails pour comprendre que l'ennemi n'était pas en position de faiblesse, en tout cas pas dans cette position que l'on imaginait. Il s'agit là d'un déficit de consciences. Tout homme, militaire ou non, devrait avoir une conscience normale, non-fracturée, pour que nous puissions acquérir l'harmonie sociale. Malheureusement, nous ne vivons pas dans l'idéal : même les militaires, les soldats, les gendarmes, ne sont pas nécessairement un exemple. La conscience et le respect de sa propre conscience n'est pas chose innée. Le déficit des consciences mènent au chaos : chacun n'a pas nécessairement sa place à tel ou tel endroit, en tel ou tel projet, et en cela on crée une société plus productive lorsqu'on parle de la conscience libre, réelle, sans déficits. Le déficit de conscience, mal-dit, c'est la connerie.

La balance entre le chaos et l'harmonie sociale est réelle : elle dépend de nos consciences, trop souvent déficitaires. Avoir pleine conscience n'est pas chose facile. Que chacun aie sa propre conscience n'est pas la panacée, ce n'est pas sur, mais chacun possède un vécu particuler qui forme sa conscience, ses idéologies, ses préférences. La lumière éclaire l'ombre, pas l'inverse : chacun, à quelques rares exceptions prêtes, sont nés sans savoir, avec une connaissance et une conscience arbitraire de la mère, du père, de la vie et de la mort. En tant qu'optimiste, je préfère et veux que moi soit moi, et personne d'autre. Me trompe-je ? Mais c'est surement là une manière de penser très répendue : celle de rester "un". L'ère dans laquelle nous vivons met de côté la conscience, comme si elle n'était qu'un objet métaphysique, ou utile à disqualifier quelqu'un en droit : c'est pourtant l'un des seuls droits que nous devrions avoir où que ce soit. La liberté de conscience, c'est la véritable liberté individuelle. Il n'est pas dérisoire de penser que nous sommes nés pour tuer : conscience ou non, mais peut-être préférons-nous encore tuer une conversation que tuer un homme, si nous ne sommes pas en déficit de conscience

Le déficit de conscience, ou connerie, reste présent. Plutôt que "incapable de discernement", ne pourrait-on pas dire victime d'un "déficit de conscience" ? Ce déficit toucherait tout l'entourage de la personne autour de laquelle on observe un déficit de conscience en premier, comme une sorte de mobbing. Je crois en le fait que chacun soit chacun. Dans une telle période, c'est parfois difficile de garder "la foi".

 

[ Liens annexes :

1. https://fr.wikipedia.org/wiki/Conscience -- 2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Discernement -- 3. http://www.toupie.org/Dictionnaire/Liberte_conscience.htm -- 4. http://www.amnesty.fr/Documents/La-Declaration-universelle-des-droits-de-l-homme?prehome=0 ]

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Published by Arnaud Némoz - dans Politique Philosophie
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Lilium 02/09/2016 21:28

Pour moi, tu mélanges les définitions du mot conscience. Avoir conscience de quelque chose, comme le fait que l'ennemi soit faible, est pour moi très différent de la conscience de soi. La conscience du bien et du mal n'a également rien à voir avec la conscience intellectuelle.

Je dois admettre que à cause de cela, je n'ai pas forcément comprit là où tu voulais en venir. Regrouper tout les sens du mot conscience, n'est pas correcte. Conscience peut avoir plusieurs sens, qui n'ont pas forcément un rapport avec l'autre. Dans le cas présent, je pense que tu confonds Conscience=Savoir ainsi que Conscience= L'esprit.

Mise à part cela, c'était bien écrit, même si je ne suis pas sûre d'avoir vraiment tout comprit.

Voili voilou

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